Quel âge aurait votre animal s'il était un humain?

Adopter un chat

Le chat a la réputation d’être très indépendant. On dit aussi qu’il peut rester seul dans la maison pendant des jours. En fait, on dit bien des choses sur ce félin « qui n’a pas besoin d’être dressé », « qui est propre », « qui n’a pas à être tenu en laisse ». Le chat fascine. Il est beau, gracieux, attachant. Toutefois, c’est un être complexe, et il faut être conscient que tous les chats ne sont pas pareils. Leurs besoins et comportements diffèrent selon la race et l’environnement dans lequel ils évoluent. Avant d’adopter un chat, il est important de savoir à quoi s’attendre.

Dre Mélanie Mireault, de l’Hôpital Vétérinaire St-Jean, souligne que des chats adultes, on en trouve à profusion dans les refuges. C’est donc un beau geste que d’en adopter un. De plus, un chat adulte est généralement moins dispendieux étant donné qu’il a déjà été opéré. Mais si vous choisissez un chaton, vous aurez le plaisir de le voir grandir. Et comme le chien, il s’adaptera plus facilement à son environnement, apprenant très vite à reconnaître les sons familiers de votre maison, les visiteurs, les membres de votre famille ainsi que les entrées et sorties. Mine de rien, le chat observe et « prend des notes » !

Races

« Beaucoup de gens veulent absolument avoir des chats de race, nous dit Dre Mireault, mais il faut bien y penser avant d’arrêter son choix. Les chats de races orientales ont besoin d’attention. Ils se positionnent, nous observent et nous étudient toute la journée. Ils savent comment obtenir ce qu’ils veulent de nous et attirer l’attention. » Et que pense-t-elle de ceux de grande taille comme le Bengale ou le Savannah ? « Ce sont de grands prédateurs. Ils ont besoin de jeux de chasse pour se satisfaire. Sinon, ils s’attaquent à nos mollets ou développent de l’anxiété. »

Relativement sauvages, tous les chats, en fait, sont des prédateurs. Leur cerveau est fait pour chasser huit heures par jour. D’ailleurs, si vous observez un chat à l’extérieur, prenez le temps d’étudier la stratégie qu’il déploie pour capturer un écureuil, un oiseau. Il scrute sa proie de loin, s’en approche tranquillement, « calcule » ses chances de pouvoir l’attraper avant qu’elle s’envole ou saute sur une branche. Il est « programmé » pour chasser. C’est dans son ADN. « On tient le chat dans nos maisons avec un bol de bouffe, un bol d’eau et une litière, dit Dre Mireault. Ce n’est pas suffisant. Il a besoin de prédation. Si on l’en prive, il développera de l’anxiété. Par exemple, il se lavera de manière excessive, s’arrachera les poils ou fera pipi un peu partout dans la maison, car libérer son odeur l’apaisera. » Il faut donc stimuler ce besoin.

Intérieur ou extérieur ?

Le compagnon que vous adopterez sera-t-il un chat d’intérieur ou d’extérieur ? Les sorties minimisent beaucoup l’anxiété chez le chat, car il trouve à l’extérieur de la maison de nombreuses sources de stimulation. « Dehors, son potentiel de bonheur est très grand ! », dit Dre Mireault. À son retour au foyer, il y retrouve calme et affection. Toutefois, un chat d’extérieur s’expose à plusieurs risques et vous devrez en tenir compte : les automobiles dans la rue, les bagarres avec d’autres chats… Il y a aussi le risque qu’il attrape des parasites intestinaux. On peut les prévenir, mais cela entraîne des coûts.

Par ailleurs, si vous ne lui offrez que l’espace intérieur de la maison ou du logement sans possibilité de sorties, vous devrez lui fournir des jouets de nutrition. De plus en plus de spécialistes en comportement félin recommandent d’éliminer le bol et de le remplacer par des sources stimulantes d’alimentation, des objets qui libèrent de la nourriture lorsque le chat interagit avec eux. Cela dit, votre chat pourra vite se lasser. Il appréciera donc la variété. Conséquemment, vous devrez prévoir une rotation des jouets de nutrition que vous pourrez vous procurer dans différents magasins spécialisés, à moins d’en créer vous-même. Pourquoi pas ! Gardez en tête que le chat aime jouer et chasser. Laissez aller votre imagination.

« Vous pensez que votre chat sera bien avec un toit, de la nourriture, un bol d’eau et une litière, mais il faut ajouter dans cette pyramide que toute sa vie, il aura aussi besoin de prédation et de stimulation pour son cerveau », rappelle Dre Mireault.

L’AMVQ publie sur son site, sous l’onglet Public au bas de la page d’accueil, différents tableaux indiquant les coûts d’entretien des chiens, des chats et d’autres animaux de compagnie.