Quel âge aurait votre animal s'il était un humain?

Gare aux vers du cœur !

Les vers du cœur — oui, il s’agit bien de vers qui peuvent s’installer et vivre dans le cœur de votre compagnon — affectent surtout les chiens. Les moustiques — ou maringouins — sont les vecteurs de cette maladie.

Si votre ami canin en est porteur, il devient lui-même une source potentielle d’infection. En effet, lorsque le maringouin le pique, il prend au passage des microfilaires qui circulent dans le sang de votre chien et qui deviendront, au bout de dix à quatorze jours, des larves infectieuses qu’il injectera dans un autre chien par ses parties buccales.

Selon Dre Michelle Lalancette, propriétaire des cliniques vétérinaires Bois-des-Filion et La Plaine, on a commencé à mettre en place des mesures de prévention, au Québec, au milieu des années 1980. À son avis, on ne doit pas hésiter à prendre les moyens pour prévenir cette maladie souvent difficile à soigner. Les parasites causent toutes sortes d’affections souvent graves, incluant, bien sûr, des problèmes cardiaques. Il est plus simple de la prévenir, surtout que la médication préventive s’administre facilement, une fois par mois. Par des croquettes, par exemple.

« C’est tellement facile de prévenir les vers du cœur, nous dit Dre Lalancette, qu’on ne devrait pas hésiter. En plus, de nos jours, le même médicament peut prévenir et traiter les puces ainsi que tous les parasites habituels de l’été ainsi que les parasites intestinaux. »

Doit-on faire de la prévention chaque année ? « Oui, et généralement, on suggère de faire un test de dépistage avant de commencer à donner la médication préventive. Il faut savoir que ça prend au moins six mois avant qu’on puisse voir, dans le sang du chien, s’il est infesté ou non de microfilaires. Étant donné que la saison à risque se termine à la fin novembre, il vaut mieux attendre jusqu’en avril ou mai avant d’effectuer le dépistage, puis commencer la médication préventive le premier juin. En hiver, il serait trop tôt. »

Évitez que votre compagnon devienne un réservoir de vers du cœur

Lorsque nous abordons le sujet des vers du cœur avec Dre Lucie Hénault, médecin vétérinaire à l’Hôpital vétérinaire de Montréal, elle nous parle immédiatement des nombreux animaux sauvages, tels les loups et les coyotes : « Ce sont de véritables réservoirs naturels de vers du cœur, et des réservoirs toujours actifs, car ils ne sont pas traités. Les moustiques y puisent les parasites qu’ils transportent avec eux. Il ne faut pas croire que parce qu’un chien ne sort pas souvent de la maison, il ne risque pas d’être piqué. Les maringouins sont partout et sont les vecteurs de la maladie. »

Les chiens qui en sont porteurs sans qu’on ne le sache sont aussi un réservoir potentiel de vers du cœur : « Ça peut prendre beaucoup de temps avant qu’on détecte la maladie chez un chien, nous dit Dre Hénault, et lorsqu’on s’en rend compte, il est généralement trop tard. C’est malheureux à dire, mais la majorité des animaux qui attrapent l’infection en meurent parce que les vers sont installés dans leurs cœurs depuis déjà longtemps. »

Quels sont les symptômes de la maladie des vers du cœur ? Peut-on la traiter ?

Vous ne vous rendrez pas compte tout de suite de la présence des vers du cœur. Votre chien commencera à avoir de la toux, de l’intolérance aux exercices physiques, des pertes sur le plan de sa condition générale.

Si votre compagnon est atteint de la maladie des vers du cœur, le traitement se fait en plusieurs étapes. « Ce sera difficile pour votre chien, précise Dre Lalancette, et cela l’exposera à certains risques dus, notamment, à la décomposition des vers du cœur dans l’organisme qui peuvent causer, par exemple, des embolies. »

Le message est limpide : il vaut mieux prévenir la maladie des vers du cœur. Si votre chien pouvait parler, il vous dirait sans doute : « Une croquette préventive par mois chasse le parasite pour toujours ! »

 

 

 

 

Conseils connexes

Voir tous les conseils