La course avec son chien

La course avec pitou, bonne ou mauvaise idée ?

La course à pied, cette activité physique très populaire compte beaucoup d’adeptes au Québec. Il s’agit d’une activité qui ne requiert que très peu d’équipement et qui est facile à pratiquer. Plusieurs adeptes pratiquent même la course à pied avec leur chien, mais existe-t-il des risques ?

Tout d’abord, il faut savoir que, comme les humains, les chiens doivent développer leur endurance graduellement. Bien qu’ils soient en général des athlètes naturels, reste-t-il qu’on ne peut pas simplement prendre sa laisse et l’amener courir 10 km du jour au lendemain. Si on veut débuter la course à pied avec toutou, il faut respecter les 6 consignes suivantes :

1. Votre animal doit avoir atteint sa pleine maturité (âge moyen de 18 mois pour la majorité des races canines).

Les plaques de croissance, zone cartilagineuse responsable de la croissance en longueur de l’os, prennent du temps à se former et arriver à maturité. Ces structures sont donc plus fragiles lors de la croissance du chiot et plus susceptibles d’être endommagées par des impacts répétitifs, des sauts ou des chutes.

2. Assurez-vous que votre animal soit adapté à la course.

Malheureusement, ce n’est pas le cas pour toutes les races de chiens. Les chiens de types brachycéphales (à museau très court comme les Bouledogues Français, les Pugs ou les Shih Tzus) ont beaucoup de difficulté à respirer au quotidien et un effort comme la course à pied peut être dangereux pour leur santé. Il existe aussi des précautions avec les races de chiens à thorax profonds (comme les Labradors, les Danois, les Dobermans, etc.). Ceux-ci étant plus à risque de torsion gastrique avant et après les repas.

3. L’entraîner progressivement.

L’entraînement à la course à pied doit se faire graduellement avec seulement quelques sorties par semaine dans les débuts. Idéalement, planifier des intervalles courts alternant entre la marche et la course et augmenter graduellement la durée ou la distance des intervalles de +/- 10% par semaine (ex : 200m de course, 200m de marche une semaine puis de 220m de course, 200m de marche la semaine suivante, etc.)

4. Choisir le bon moment.

Il est important de choisir le bon moment de la journée pour votre sortie de course. Évitez les températures trop chaudes puisque votre chien ne peut principalement réguler sa température interne qu’en haletant. Cette méthode est bien moins efficace que le concept de sudation chez l’humain… Assurez-vous aussi de lui fournir de petite quantité d’eau au fur et à mesure de votre sortie.

5. Sélectionner un endroit propice à la course.

Priorisez un endroit partiellement ombragé avec une surface plus souple que l’asphalte pour votre sortie. Ce type de surface est plus doux sur les articulations (du chien comme de l’humain) et vous éviterez donc de potentielles blessures. De plus, les surfaces telles que le gazon, comparativement à l’asphalte, ne risquent pas de créer des brulures aux coussinets de votre compagnon.

6. Respecter le rythme de votre chien.

Si votre chien démontre des signes de fatigue, respectez son besoin d’arrêter ou de faire une pause. Spécialement si vous pratiquez la course à pied alors qu’il est en laisse et attaché plutôt qu’en liberté. En effet, il est plus facile de pousser votre chien au-delà de ses limites dans un tel cas que lorsque votre compagnon peut courir librement avec vous plutôt qu’en laisse. Si vous avez accès à un endroit où il peut courir librement, celui-ci est plus en mesure d’y aller à son propre rythme en s’arrêtant pour renifler ou prendre une pause.

En respectant ces consignes et recommandations, il vous sera possible de partager ce fabuleux loisir avec votre compagnon. Gardez toujours en tête que comme vous, celui-ci aura besoin de journées de congé ici et là et qu’il est primordial de s’assurer que l’activité demeure plaisante pour tout le monde.

Bonne saison estivale et bon entraînement !

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